Curtis Senior Member

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| Subject: Tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales Wed Feb 06, 2008 7:17 am | |
| Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines - 6 février 2008
Déclaration de Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire responsable des relations extérieures et de la politique de voisinage et de M. Louis Michel, commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire
« La violation des droits des femmes ou des jeunes filles ne saurait en aucun cas se justifier au nom du relativisme culturel ou des traditions », a déclaré Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire européen responsable des relations extérieures et de la politique de voisinage. « La Commission de la condition de la Femme des Nations unies a adopté la résolution intitulée « Mettre fin à la mutilation génitale féminine », qui reconnaît que ces mutilations sexuelles violent et enfreignent les droits humains des femmes et des jeunes filles et les empêchent d'exercer ces droits. L'Union européenne a dénoncé très clairement le caractère inacceptable de ces coutumes, tant au sein de l'Union que dans les pays tiers. Nous devons veiller à ce que tous les pays comprennent bien notre position et prônent le respect de ces droits, y compris dans le cadre des dialogues et des consultations consacrés aux droits de l'homme ainsi que d'autres dialogues stratégiques menés avec les pays tiers ».
Louis Michel, commissaire européen chargé du développement et de l'aide humanitaire a ajouté: « Nous condamnons cette pratique des mutilations génitales féminines qui a toujours cours dans plusieurs pays. Elle est à l'origine de grandes souffrances et représente une grave menace pour la santé des femmes et des jeunes filles. Nous nous réjouissons que certains pays partenaires aient déjà pris des mesures législatives pour lutter contre cette pratique néfaste mais nous souhaiterions souligner que la Commission continue à saisir toutes les occasions pour convaincre d'autres partenaires de suivre cet exemple ».
S'agissant de l'aide extérieure aux pays tiers, la Commission européenne est favorable à la mise en place d'une stratégie à deux volets dans ce domaine: d'une part, elle soutient les initiatives en matière de conseil et de lobbying déployées en faveur de l'amélioration de la législation nationale ainsi que l'élaboration de politiques nationales appropriées visant à promouvoir et à défendre les droits des femmes et à interdire les pratiques préjudiciables; d'autre part, elle soutient les initiatives destinées à renforcer les capacités des responsables publics ainsi que les actions de sensibilisation s'adressant à tous les secteurs de la société. En outre, la lutte contre toutes les formes de violence à l'égard des femmes constitue une préoccupation particulière des programmes d'égalité hommes-femmes menés par la Commission européenne.
Contexte
Le Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants - un réseau non gouvernemental qui a permis d'introduire une législation en la matière dans certains pays africains et a débouché sur l'abandon de ces pratiques par les communautés - a lancé en 2003 la Journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines. Dans sa résolution 2003/28, la sous-commission des Nations unies de la promotion et de la protection des droits de l'homme a engagé l'assemblée générale des Nations unies à « proclamer le 6 février Journée internationale pour l'élimination des mutilations génitales féminines et de toutes autres pratiques traditionnelles nocives pour la santé des femmes et des fillettes ».
Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) estime que 130 millions de femmes et de filles auraient subi des mutilations génitales et que chaque année, 2 millions de fillettes continuent d'y être exposées. Ceci correspond à 5500 mutilations par jour. La plupart des procédures sont exécutées par du personnel non médical - notamment des accoucheuses traditionnelles, des sages-femmes et des "vieilles femmes".
Les mutilations génitales féminines (MGF) ont de graves conséquences pour les grossesses et les accouchements et les femmes qui ont subi de telles pratiques courent davantage de risques de souffrir de fistules obstétricales. Les MGF sont pratiquées dans 28 pays africains, dans quelques pays arabes et asiatiques ainsi que parmi certaines populations africaines immigrées en Europe et aux États-Unis. Quatorze pays africains ont adopté des lois faisant des MGF une infraction pénale. À l'heure actuelle, la plupart des pays disposent d'une législation interdisant les MGF, mais l'application réelle de ces lois reste difficile, en particulier dans les zones rurales.
Les MGF représentent un des problèmes liés aux droits de l'homme et aux droits en matière de santé sexuelle et génésique que l'Union européenne tente d'aborder dans le cadre de sa politique de soutien aux pays en développement. Il s'agit d'un problème extrêmement délicat dans beaucoup de pays, très difficile à résoudre, car il est solidement ancré dans les traditions. L'accord de Cotonou conclu avec 79 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique contient un engagement spécifique visant à éradiquer la pratique des mutilations génitales féminines, en ce sens que les pays membres du partenariat doivent assurer la suppression des MGF. Dans le cadre de l'accord de Cotonou, les dialogues politiques entre la Commission et les pays partenaires prévoient l'inclusion des questions relatives aux droits de l'homme. La Commission européenne a approuvé un projet de 4 millions d'euros en collaboration avec l'Unicef, ciblé sur les MGF dans un certain nombre de pays africains. Dans le cadre de ce projet de trois ans, l'UNICEF collaborera avec les gouvernements et la société civile pour modifier les attitudes, les politiques et la législation relatives aux MGF, ainsi que pour aider les États à mettre en OEuvre les engagements contractés dans le cadre du protocole de l'Union africaine envers la Charte africaine sur les droits de l'homme et des peuples sur les droits des femmes en Afrique.
Pour plus d'informations:
http://ec.europa.eu/external_relations/human_rights/intro/index.htm http://ec.europa.eu/development/index_fr.cfm _________________ Curtis E. Hinkle http://tinyurl.com/2kv4dw |
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